Des phrases écrites à la demande de Bertrand Mandico pour son grand Conann International.
J’étais la guerre. Je suis devenue la Vie par hasard.
L’âme se maquille comme le corps. Elle appelle son maquillage « vérité ».
Si notre guerre est dirigée contre des puissances spirituelles, alors le vainqueur sera celui qui arborera les plus belles armes.
Je refuse d’avoir une ennemie qui ne voudrait pas de moi comme amante.
La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires.
La barbarie n’est pas à l’origine mais à la fin.
Les chroniques du passé étaient des prophéties masquées.
Tous les textes sacrés se réaliseront, et deviendront caduques.
Quand nous aurons disparu, il ne restera de nous que notre amour secret.
Sans un amour secret, nous n’obtiendrons rien, même pas un morceau d’âme.
Notre génie réside dans notre folie.
Nous voulons le génie qu’on enferme. Et la direction de l’hôpital.
Tous les hôpitaux se foutent de la charité.
La mort est une superstition.
Il serait temps de sortir de l’enfance.
Vous ne me connaissez pas tant que vous n’aurez pas vu la guerre mortelle que mes organes mènent quotidiennement entre eux.
Nous n’avons pas de corps, seulement des images projetées dans l’œil de nos amantes.
La mode est le système digestif de la société.
Les plus belles chansons d’amour ont été écrites par des dictateurs. Elles étaient les anagrammes de leur programme politique. Une image claire de l’emprise.
L’Europe n’aura pas lieu.